
ADAMS CONSEIL
Transformation de l'offre : Les enjeux de la transition inclusive
MOBILISER L'EXPERTISE MÉDICO-SOCIALE AU SERVICE DE LA TRANSITION INCLUSIVE
« L’offre doit ainsi s’organiser selon un principe de subsidiarité, qui privilégie toujours les lieux de vie les moins spécialisés ».
Il ne s’agit pas de penser à l’identique les missions dans un autres contexte mais bien de passer d’un référentiel professionnel à un référentiel existentiel.
Penser le parcours de vie consiste à :
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Mettre en œuvre une méthode qui permet la projection d’un mode de vie et d’un devenir de la population au delà des seules attributions ou missions des ESMS
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Ouvrir des « dispositifs modulaires, capables de combiner plusieurs prises en charge médico-sociales, sanitaires, éducatives, et d’épouser les situations complexes ou évolutives. »
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Investir les logiques alternatives d’aménagement de l’environnement humain et social au travers de création de parcours de solutions de vie tolérables, qualitatives et co-adaptées avec les personnes concernées
C’est donc mobiliser les acteurs médico-sociaux dans une grande mutation et les accompagner à diversifier leurs modes de fonctionnement :
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En organisant les structures de plus haute technicité (sanitaires et médico-sociales) pour intervenir au service de celles qui le sont moins, de manière mobile (équipes mobiles) et souple (séjours temporaires, séquentiels, de répit). »
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En vectorisant la prise en charge, les ESMS doivent imaginer, réinventer et conduire une rétro-adaptation de l’offre pour investir le milieu ordinaire et penser parcours de vie.
L’inclusion c’est la réaffirmation du droit à l’expérimentation, à la singularité, à l’innovation comme fondement même de l’Action sociale, qui ne saurait être enfermée dans le carcan d’une règlementation rigide ou « d’une théorie immobile ».
Les enjeux à la transformation de l'offre institutionnelle et des ESMS :
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La cible, l’objectif est toujours défini par le sujet, ce qui ne signifie pas que l’on abandonne la personne à des aspirations irréalistes.
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Rechercher le meilleur niveau de contribution sociale accessible, un compromis.
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Ce niveau de contribution évolue et constitue l’indicateur de la reformulation de la prise en charge et de la cible du parcours au fil du temps.
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Il contraint à limiter les projections professionnelles et personnelles, « je sais ce qui est bien pour lui ».
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Recréer une normativité et se risquer au déni de handicap « je sais ce qui est inclusif et ce qui ne l’est pas », « l’inclusion se définie par le milieu ordinaire ».
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Ignorer le paradoxe identitaire, qui ne permet plus d’affirmer un besoin de protection.
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Confondre l’autonomie Fonctionnelle et Psychique (Projet anxiogène)
Les instruments et leviers de la transformation de l'offre / parcours :
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Participation des usagers : le projet de vie est existentiel, il consiste à penser son devenir et l’aider à formuler leurs ambitions,
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Repositionner les familles dans une logique de parcours existentiels, d’épanouissement quotidien, et non exclusivement de prise en charge,
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Changement de Modalités d’évaluation du besoin de prise en charge interne aux ESMS : une approche et des outils de projection d’un mode de vie orienté parc ours (Equipement de prise en charge, évaluation / appartement test , mise en situation etc…),
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Conversion et Mutabilité de l’offre pour repositionner les ESMS en maitrise d’ouvrage, nécessitant une adaptation du régime des autorisations,
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Formation interne pour manager le changement tant dans l’encadrement que dans l’émergence de nouveaux métiers en intra (coordinateur parcours, assistant parcours de vie ),
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Stratégie partenariale et développement d’une offre de services connexes (développement social local et inclusif, organismes sociaux du milieu ordinaire…)
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Coopération avec les nouveaux acteurs ( PTA / DAC,…) type plateformes d’appui à la coopération et à la co-construction de solutions sur le territoire.

EN CONCLUSION
La démarche parcours s’appuie sur une retro-adaptation de l’offre médico-sociale :
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Doit être articulé de l'amont vers l'aval (du sanitaire au médico-social) : Principe de spécialisation,
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préparée en interne et inscrite dans l’évolution du projet d’établissement (CPOM),
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suppose une transformation des pratiques professionnelles :
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intéresse à ce titre l’ensemble des acteurs et ouvre des enjeux de managements
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Reforme notamment les pratiques évaluatives et les références professionnelles :
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Cible la transférabilité des compétences des personnes en situation de handicap vers des modes de vie en milieu ordinaire dont les aspects écologiques sont des cibles d’adaptation
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S’appuie sur une méthodologie spécifique qui impose une redéfinition des missions ciblées et redéfinies comme préparation à des parcours accessibles
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Se fonde sur des pratiques de participation à faire émerger : co-construction du choix d’un mode de vie avec les bénéficiaires.
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Nécessite dans la transformation de l’offre un degré variable de conversion en soutien à la vectorisation vers le milieu ordinaire :
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Envisage l’ESMS dans un écosystème, il doit porter une synergie d’ acteurs sur l’ensemble de ces axes clés des réponses, qu’il devra traiter distinctement mais cependant simultanément pour rassembler et garantir la cohérence et la sécurisation des parcours de vie.
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Cependant pour être tout à fait complet, on ne peut envisager la mutation des pratiques et la transformation de l’offre peuvent à elles seules inonder la société toute entière de nouvelles vertus inclusives, tant il est évident que les pratiques, sont aussi la traduction des politiques qui les portent et les font naitre.